Mönch par l'arête sud-ouest les 3 et 4 août 2024

Après avoir dû repousser la course à cause de la météo, nous partons à 6 le 3 août pour tenter notre chance. Le temps semble cette fois être de notre côté. 

Arrivés au terminal de Grindelwald en début d’après-midi, nous devons nous délester de quelques deniers pour pouvoir recevoir le ticket, accompagné d’un sachet de 2 Ricolas pour faire passer la facture, qui nous permettra de nous rendre au Jungfraujoch. 

 

De cet endroit, nous entamons la marche qui mène à la Mönchjochhütte à 3’624 mètres d’altitude. Vers 17h, nous sommes attendus par la fantastique équipe de la cabane pour le traditionnel apéro. Et oui, nous nous trouvons en Valais, avec les traditions qui vont avec. 

Par la suite, après un excellent souper qui nous sera servi à table, certains s’essaierons à déguster un petit Génépi du coin. Un des participants qui se reconnaîtra, a même réclamé des caresses au Border collie de la cabane. Comme quoi à cette altitude, il en faut peu de ce breuvage pour en ressentir les effets.

 

Le lendemain matin, le réveil nous tire d’un sommeil somme toute assez léger à 4h30. Après avoir pris un bon petit déjeuner, nous partons de la cabane vers 5h45, pour nous diriger vers le début de l’arête SW. A cet endroit commence une approche sur une pente assez raide du glacier. Par la suite, nous entamons le premier passage d’escalade qui nous emmènera sur l’arête. Nous la suivons, passons par des parties assez gazeuses et atteignons le passage clé, soit un ressaut raide, qui suite à des éboulements, a été équipé d’une corde fixe qui nous facilitera le passage à cet endroit assez gazeux. 

 

En fin de matinée, nous sortons de cette portion rocheuse pour nous retrouver sur le glacier du côté du Nollen. Nous suivrons son arête qui nous amènera au sommet.
Nous atteindrons ce dernier la tête dans le brouillard qui s’était levé alors que nous nous trouvions sur le glacier. Ce brouillard rendra tout de même assez magique le début de la descente de la voie normale, qui est assez étroite. Pas le droit de s’encoubler, sinon c’est la cata...  La descente de la voie normale est un mixte de glace et de rochers. Nous rencontrons quelques autres alpinistes qui la monte, heureusement à des endroits où le croisement est facile. 

 

Notre descente se terminera par un petit rappel qui nous fera rejoindre le chemin menant au Jungfraujoch. 

 

Nous terminerons la journée sur une terrasse de Grindelwald. 


Participants : Christophe (organisateur), Satya, Solange, Julien, Alain et Yves

Yves